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Le furet présente des traits caractéristiques de la juvénilité, perçus comme tels par l'Homme: Konrad Lorenz, éthologiste autrichien, avait déjà décrit ce "schéma enfant" dans les années 70 et suggérait que les humains y réagissaient de façon "innée", par une attitude d'attendrissement et de protection.
Ainsi, le furet, de part sa petite taille, son air pataud, ses clowneries et ses vocalises conserve ces "stimuli signaux" juvéniles toute sa vie. Avec son allure de personnage de BD, "on a envie de le faire parler" tant son caractère s'y prête! «il ne lui manque plus que la parole» dit-on… Cette relation "spéciale" s'établit entre lui et son propriétaire, relation où la qualité des interactions sociales est devenue plus importante que l'utilité de l'animal.
D'un naturel très sociable, le furet est néanmoins encore bien différent du chien, ne serait-ce que parce qu'il ne respecte pas de hiérarchie sociale. Pour autant, on ne peut pas dire qu'il soit "anti-social", bien au contraire! L'organisation sociale du furet dépend fortement du milieu, de son tempérament, de celui des autres furets du groupe, du contexte, des antécédents "psychologiques" de chacun etc….
Chaque propriétaire sait que son furet peut être à la fois "câlin", "pot de colle" et distant (parce qu'occupé à refaire 50 fois par jour le même parcours à l'affût d'une nouveauté, sait-on jamais, dès fois que le canapé ait été changé de place…).
Certains, selon leur caractère, dans un contexte particulier, acceptent donc plus ou moins bien la présence humaine ou animale. La tolérance du contact "tactile" et de la caresse s'acquiert dès le plus jeune âge de l'animal et un furet qui n'aurait pas été assez " stimulé " les premières semaines de sa vie peut alors présenter des troubles de la communication (furets timides, asociaux, peu joueurs, solitaires…) .
La manipulation par des êtres humains durant cette période est donc un préalable essentiel à cette "tolérance" et à la relation sociale avec les Hommes et les autres animaux de la maison.
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