Apprendre à reconnaître les membres d'autres espèces |
L'adaptation à un membre d'une espèce différente est plus difficile du fait de signaux interprétés différemment. L'exemple classique, c'est les balancements de queue chez le chat et le chien. Dans le premier cas, il signifie l'agacement et dans l'autre une invitation au jeu ou l'expression d'une satisfaction. Mal interprétés par l'un ou l'autre, ces signaux peuvent engendrer une belle incompréhension si les deux espèces n'ont pas appris à reconnaître l'autre comme une espèce «amie». Il est donc important que le jeune furet apprenne à décoder les signaux émis par d'autres espèces et s'y adapte en renvoyant à son tour les signaux adéquats pour éviter le conflit.
Durant la période de socialisation, le fureton fait progressivement la distinction entre les espèces «amies» des espèces dont il devra se méfier ou celles qui pour lui sont des proies (rongeurs, lapins, cobayes…).
L'enfant humain doit être considéré comme une espèce différente de l'Homme puisque son comportement imprévisible, sa façon de se mouvoir particulière et ses vocalises stridentes intriguent voire inquiètent la plupart des animaux.
De nombreux propriétaires de furet observent que tant que leur premier furet était seul, il ne «pensait» pas à se faufiler dans des endroits qu'il n'a découvert qu'après l'arrivée du second furet. Il s'agit là d'un apprentissage imitatif c'est à dire que la simple observation d'un congénère plus imaginatif ou plus habile suffit pour que ce comportement soit reproduit, sans en passer par la pratique directe. La simple présence d'un autre furet suffit donc à déclencher une réponse émotionnelle. On parle alors de «contagion comportementale» qui parfois permet l'acquisition d'une conduite par simple imitation. Il est cependant nécessaire que l'animal qui reproduit ces conduites par imitation s'identifie à son espèce et ait été suffisamment stimulé sans quoi il aura bien plus de mal à adapter son comportement en fonction des messages et signaux qu'il reçoit. Cet apprentissage vaut aussi pour la nourriture puisqu'on observe qu'un animal mange davantage s'il vit en groupe et qu'il apprend plus facilement à apprécier de nouvelles saveurs si d'autres y goûtent déjà.
Très jeunes, les furetons d'une même portée se stimulent entre eux et on comprendra aisément toute l'importance d'une séparation tardive (pas avant 7 semaines).
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