Le milieu dans lequel grandi le jeune furet tient une part importante voire essentielle pour son développement. C'est à l'éleveur de veiller à ce que ses jeunes soient stimulés au maximum en leur offrant un environnement riche et des contacts fréquents. Il peut mettre à la disposition des jeunes des objets divers, des tuyaux dans lesquels ils pourront se faufiler, des boites pour se cacher ou dormir, des jouets à grelot pendus au bout d'une ficelle pour que s'affinent leurs réflexes lors des jeux…
Il est important également de les soumettre à un environnement sonore diversifié (tous les bruits que votre furet sera amené à entendre), mais aussi olfactif (par exemple lors de sorties à l'extérieur du domicile).
L'animal pourra dès lors s'habituer à chacune de ces stimulations sans que ça n'engendre de stress, ce qui le rendra plus apte à s'adapter à toute situation et aux changements de tous ordres. La socialisation s'en trouvera simplifiée et cela favorisera les séances de jeu et d'exploration.
L'attention du furet est vite détournée et autant un jouet pourra l'occuper quelques jours, autant il pourra l'abandonner du jour au lendemain pour passer à autre chose. Il importe donc de lui proposer une grande variété d'objets qui ne feront qu'aiguiser sa curiosité.
Un milieu anxiogène raccourcit la période de socialisation tandis que des conditions très favorables l'augmentent considérablement (jusqu'à 4 mois), et permettent au jeune furet de s'adapter beaucoup mieux à son nouveau foyer.
Le processus d'habituation (homéostasie sensorielle) |
Vers 7 semaines, le jeune apprend la «peur» et peut désormais éviter un danger grâce à une motricité plus évoluée rendant possible un comportement d'évitement. En principe, les jeunes animaux craignent les perturbations soudaines ou bruyantes (chez leurs propriétaires, l'aspirateur, la machine à laver en mode essorage, l'aboiement d'un chien, un objet tombé au sol…) et c'est pourquoi il est important de les y habituer dès leurs premières semaines pour que ces situations stressantes n'engendrent pas de réactions émotionnelles importantes voire démesurées (cris, fuite…).
Certains furets détalent au moindre bruit, même insignifiant parce que leur seuil d'alerte est très bas et qu'ils n'ont sans doute pas appris à «gérer» leurs émotions. Ces derniers sont souvent plus indépendants, solitaires, peu joueurs et semblent perturbés par la moindre nouveauté (on dit alors qu'il présente des néophobies).
S'il n'a pas pu jouir d'un milieu riche, il n'aura pas pu apprendre à réagir de façon adéquate à un stress, ce qui le rendra plus vulnérable face au changement à l'âge adulte, n'ayant pas de réponse comportementale adaptée à ce genre de situations anxiogènes. Le rôle de la mère tient là toute son importance puisqu'elle représente aussi et surtout le premier modèle de comportement pour le jeune en de telles circonstances. Une mère anxieuse met en alerte ses jeunes et pour cette raison, il est important de ne pas exposer la femelle à un stress, de quelque nature que ce soit.
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